Le Chopin
le moins familier (mais non le moins réjouissant) : celui par exemple de la 1re
Sonate, de l'Allegro de concert, du Boléro, des Polonaises
de jeunesse, sans oublier les Mélodies.
Le concert d'inauguration (25 juin), hors thème et confié à Jean-Claude PENNETIER,
a permis d'entendre - outre la Sonate en la majeur de Schubert, le Thème
et Variations et la 5e Barcarolle de Fauré et la Barcarolle
de Chopin - la création d'une pièce de Noël Lee, Distances, commande de
la Société Chopin en hommage au compositeur.
Le « Chopin rare » de Nikolai DEMIDENKO (27 juin)
était celui des Variations op. 2 sur « Là ci darem la mano »,
partition moins connue pour ses vertus propres (et éclatantes) que pour le cri
fameux qu'elle fit pousser à Schumann : « Chapeau bas, messieurs, un
génie ! ». Le programme comprenait ensuite les Légendes de Liszt,
les Variations Abegg et les Études symphoniques de Schumann.
Aux Trois Nouvelles Études et au Prélude en la bémol (également
appelé « Presto con leggierezza ») de Chopin, Alexandre
THARAUD (29 juin) apporta l'appoint inattendu d'une transcription par Balakirev
de la « Romance » du Concerto en mi mineur. Le concert
se complétait d'un choix de Pièces lyriques de Grieg et de la Vallée
d'Obermann de Liszt.
Entre la Sonate op. 110 de Beethoven et les Tableaux d'une exposition
de Moussorgski, Olivier GARDON (2 juillet) s'est attaché à ces danses d'un
Chopin détourné un instant de sa Pologne : le Boléro, les Écossaises
et la Tarentelle.
La 1re Sonate de Chopin a souvent trouvé un défenseur en la personne d'Abdel
Rahman EL BACHA. Ce soir-là (4 juillet), il la faisait précéder de la 3e
Suite anglaise de Bach, de l'Humoresque de Schumann et de la Sonate
en la mineur (op. 143) de Schubert.
La pianiste ZHU Xiao-Mei (6 juillet), avant de faire découvrir à beaucoup
le vraiment rare Rondeau op. 16 de Chopin, a joué les Variations en
fa mineur de Haydn, les Moments musicaux de Schubert, ainsi que cinq
Sonates de Scarlatti.
Double hommage rendu par la pianiste Idil BIRET (9 juillet), puisque à
l'Allegro de concert de Chopin, si riche et si injustement déprécié, succédaient
les Variations sur un thème de Chopin de Rachmaninov ; en seconde partie,
un choix d'Études de Scriabine.
La mezzo-soprano Brigitte BALLEYS, accompagnée par Laurent MARTIN
(11 juillet), a retenu cinq Mélodies de Chopin, précédées du Liederkreis
op. 39 de Schumann et de deux extraits des Nuits d'été de Berlioz.
Pour Daniele ALBERTI (13 juillet), trois Polonaises de jeunesse
de Chopin, échelonnées de 1824 à 1829 : une halte entre la Sonate en fa mineur
de Clementi et huit Préludes de Debussy, avant la conclusion ébouriffante
que constitue la Paraphrase de Rigoletto de Liszt.
Hors thème, pour la clôture (14 juillet), Philippe GIUSIANO, alors tout
frais lauréat du Concours Chopin à Varsovie, a consacré tout son récital à son
compositeur fétiche : les quatre Impromptus, le 1er Scherzo, la
Grande Polonaise brillante et les Études op. 25.