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Le Festival s'imposa rapidement auprès du public et aussi auprès d'un
grand nombre d'interprètes qui sollicitèrent d'y participer.
À partir de 1990, le Festival débute aux alentours de la Fête de la musique (21 juin) et s'étend jusqu'au 14 juillet : période privilégiée où les concerts dans la capitale commencent à se raréfier et où l'air des vacances arrive. Face à la célèbre Roseraie, l'Orangerie du Parc de Bagatelle, cadre prestigieux au caractère éminemment romantique, accueille le Festival Chopin. Magie des lieux, magie des sons : les récitals aux chandelles en accusent la beauté sous une lumière crépusculaire. Qui se croirait alors encore à Paris ? Le Festival Chopin a déjà reçu plus de 100 000 festivaliers et plusieurs centaines de musiciens français et étrangers. Beaucoup ont donné de grandes émotions musicales et certains étaient encore très peu connus au moment où ils ont été programmés. Le Festival est heureux d'avoir offert leur chance à ces interprètes dont le talent est aujourd'hui reconnu de tous. |
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Dans le
même esprit, depuis 1990, ont été créées des journées « piano
à portes ouvertes » où de jeunes pianistes, lauréats des plus
grands concours internationaux, interprètent uniquement des uvres de Frédéric
Chopin.
Cependant on ne joue pas que du Chopin au Festival Chopin. Le Festival, en dehors
du grand répertoire que les mélomanes retrouvent régulièrement,
s'efforce d'explorer les richesses du piano à toutes les époques.
Par ailleurs, loin de se laisser enfermer dans une image de « musée
de la musique », le Festival s'ouvre, depuis 1989, à la création
contemporaine en commandant chaque année, à un compositeur différent,
une uvre placée sous l'invocation de Chopin.
Ont été ainsi créés : Variations sur une mazurka de Chopin de Guy
Sacre (1989), Pour un Tombeau de Chopin de Jacques Castérède
(1990), Hommage à Chopin de Michaël Levinas (1991), Le
Signe et la sibylle de Tolia Nikiprowetzky (1992), Nocturne
de Jean Françaix (1994), Trio n° 2 pour piano, violon et violoncelle
de Nicolas Bacri (1995), Distances de Noël Lee (1996),
Pièce en hommage à Chopin d' Éric Tanguy (1997), Trois Préludes
pour piano de Narcis Bonet (1998).
Dès sa création, le Festival a bénéficié
du soutien de la Mairie de Paris et de l'Association des Amis du Parc et du
Château de Bagatelle, qui ont mis à sa disposition l'Orangerie
de Bagatelle. La qualité de ses programmes a attiré les télévisions
(France 3, La Cinquième, France Europe Média...) et les radios
(France Musiques/Radio France, Radio Classique...). La
Société Chopin a trouvé en Daniel Magne, hélas
aujourd'hui disparu, un ami fidèle et passionné, qui prêtait
généreusement ses plus beaux pianos et prodiguait sa science approfondie
de l'instrument ; action toujours poursuivie par son épouse, Ève
Magne.