29e FESTIVAL CHOPIN

LE PIANO RUSSE DANS LES PAS DE CHOPIN

La nouveauté, la fulgurante originalité de l’art de Chopin, la richesse de son inspiration, la perfection de son écriture, sa manière inégalée d’exalter le piano, ont durablement marqué ses contemporains, et les générations qui l’ont suivi. Le Festival Chopin est souvent revenu sur l’impact sans précédent de cette musique, et donné, de ce qu’on peut appeler la descendance de Chopin, des portraits et des papiers d’identité.

Le thème est inépuisable ; les traces de Chopin dépassent les frontières de la Pologne où il est né, de la France où il est mort. On les suit un peu partout à travers le monde et les époques, et même un compositeur d’aujourd’hui, au- delà de toutes les querelles stylistiques, peut se surprendre à marcher dans ses pas chaque fois qu’il aborde l’instrument. Mais sans doute aucune de ses nombreuses descendances n’a compté autant de figures que celle que l’on trouve en Russie, sur près d’un siècle, et ce en dépit même de l’effort – avec entre autres le fameux Groupe des Cinq – de créer et de défendre une musique nationale. D’ailleurs, quand les Russes secouent le joug de Chopin, c’est pour céder à celui de Liszt ; et souvent les deux pionniers du piano moderne se rencontrent, étrangement mêlés, dans l’œuvre de compositeurs pourtant bien différents les uns des autres.

Nous avons accueilli, dans cette 29e édition du Festival, une douzaine d’entre eux, des plus illustres, comme Scriabine et Rachmaninov, aux plus méconnus, voire oubliés, comme Arenski ou Blumenfeld. Parfois les œuvres programmées appartiennent à la jeunesse de leur auteur et ne trahissent qu’une influence passagère, un détour sur leur chemin. D’autres fois, plus tardives, elles montrent davantage que l’imitation : une véritable réflexion, plus troublante que celle des miroirs, une connivence d’âme (c’est le cas, en particulier, de Liadov).

Toujours, quelles que soient leurs raisons, c’est leur beauté qui nous a retenus, a joy for ever, comme dit le poète, irréductible à la « ligne du temps » des historiens et à l’improbable (et vain) « progrès ». Ce thème, si précis (et précieux) soit-il, veut demeurer discret, un fil doré qui relie les divers concerts, lesquels, en dehors de Chopin et des Russes, s’inscrivent dans un panorama du piano qui va de Bach à Ravel.

Surtout nous n’avons pas oublié que 2012 est l’année du 150e anniversaire de la naissance de Debussy ; mais au lieu de placer le Festival entier sous son égide, nous avons préféré réserver cet hommage à la clôture : Anne Queffélec aura carte blanche pour l’évoquer à sa manière, et le confronter à son grand prédécesseur.

Du 16 Juin au 14 Juillet 2012

Les interprètes

RENSEIGNEMENTS

Société Chopin à Paris
23, avenue Foch - 75116 Paris
Tél : 01 45 00 22 19 - Fax : 01 40 67 70 08
chopinparis@aol.com

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